« Turquie et Qatar : une alliance durable ? », Institut FMES, 21 juillet 2020.

Les deux alliés tentent de modeler l’avenir de la région en soutenant la confrérie des Frères musulmans[2], ce qui les a conduits à partager de nombreux objectifs communs en matière de politique étrangère et à développer une active coopération militaire. Le président Recep Tayyip Erdoǧan a rejoint dès les années 1970 la mouvance islamiste de Necmettin Erbakan[3], fondateur du Milli Görüş (« Vision nationale »), proche des Frères musulmans. Le Qatar, pour sa part, a tout d’abord apporté sa protection, dès 1961, au théologien d’origine égyptienne Yusuf al-Qaradawi, guide spirituel des Frères musulmans. Selon Pierre Razoux, spécialiste du Moyen-Orient, le soutien du Qatar aux Frères musulmans s’explique avant tout par les conditions dans lesquelles l’émir du Qatar, le Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani a détrôné son père, le Cheikh Khalifa Ben Hamad Al Thani. Ce faisant, l’émir fut marginalisé par l’Arabie saoudite et les EAU, choqués par cette succession brutale, à l’encontre des règles de succession tribale selon lesquelles le trône passe en priorité aux frères et non au fils[4]. Dès 2015, le nouvel émir, le Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, a poursuivi ce soutien aux Frères musulmans, dans une approche diamétralement opposée à celle de ses voisins et rivaux saoudiens et émiriens.

 I.          Une alliance stratégique vitale pour les régimes turc et qatarien 

Selon Intelligence Online, le chef de l’Organisation nationale turque du renseignement  (Milli Istihbarat Teşkilatı  – MIT) aurait effectué plusieurs voyages à Doha, en décembre 2015, dans le but de consolider un accord secret entre les deux pays. Selon ce pacte, Ankara se serait engagée à protéger le Qatar contre des menaces militaires extérieures. En contrepartie, Doha aiderait à améliorer les relations tendues entre Ankara et Moscou après la destruction par la Turquie d’un avion russe à la frontière turco-syrienne en novembre 2015. Le Qatar se serait également engagé à consolider l’économie turque grevée par l’absence de touristes russes à la suite de cet incident, soit une perte estimée à environ 3 milliards de dollars. Le Qatar se serait engagé, en outre, à fournir du gaz à la Turquie, au cas où Moscou interromprait ses livraisons d’hydrocarbures[5].

Après la tentative de coup d’État du 15 juillet 2016 en Turquie, le Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani a été le premier chef d’Etat à témoigner sa solidarité au président Erdoǧan. Une unité d’élite composée de 150 membres des forces spéciales qatariennes a été envoyée en Turquie, à la demande du président turc, le 19 juillet 2016, afin d’assurer sa protection rapprochée et éviter ainsi toute tentative d’assassinat[6]. Pour sa part, le Qatar a besoin du soutien de la Turquie pour protéger sa souveraineté. Le 5 juin 2017, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Égypte et Bahreïn[7] ont rompu leurs relations diplomatiques avec l’émirat qatarien, l’accusant de soutenir divers groupes terroristes et sectaires visant à déstabiliser la région. Les demandes émanant de ces quatre pays comprenaient notamment l’interruption des relations diplomatiques entre le Qatar et l’Iran, la fin du soutien qatarien à la Confrérie des Frères musulmans et au Hamas, l’arrêt de la coopération militaire avec la Turquie, le retrait des forces turques du pays et la fermeture de la chaîne qatarienne Al Jazeera. Ces exigences furent rejetées par le Qatar[8]. Les EAU ont expulsé tous les ressortissants qatariens vivant aux Émirats et interdit à leurs citoyens de se rendre au Qatar. L’Arabie saoudite a fermé son espace aérien, ses eaux territoriales et ses frontières terrestres avec le Qatar et suspendu la participation du Qatar à l’opération militaire de la coalition menée sous son égide au Yémen. Le président turc a dénoncé « le caractère inhumain » de cet isolement et l’a  qualifié de « contraire aux valeurs de l’islam » et semblable à une “condamnation à mort”[9]. Face à la perspective d’une pénurie alimentaire lors de cette crise, la Turquie (à l’instar de l’Iran) a réagi en établissant un pont aérien et une liaison maritime entre le port turc d’Izmir et Hamad au Qatar afin de maintenir un flux constant de marchandises, dont plusieurs tonnes de produits frais et de médicaments, renforçant ainsi les liens commerciaux entre les deux pays. A cet égard,  la Turquie exporte vers le Qatar des navires civils, des produits de la métallurgie et du matériel électrique, tandis que les exportations en provenance du Qatar sont principalement constituées d’hydrocarbures, de dérivés d’hydrocarbures et d’aluminium[10]. L’ambassadeur du Qatar en Turquie, Salem bin Mubarak Al Shafi, a exprimé sa reconnaissance à la Turquie en saluant son positionnement historique lors du blocus. Pour Can Kasapoǧlu, spécialiste des questions de défense au sein du think tank stambouliote Edam, au fil des années, la coopération militaire turco-israélienne a cédé la place au partenariat de défense entre la Turquie et le Qatar, en raison du remplacement de l’élite militaire « ultra-séculariste » qui était au pouvoir jusqu’en 2002, par les islamo-conservateurs du Parti de la justice et du développement (AKP)[11], ce qui explique le soutien apporté par la Turquie aux flottilles d’aide à Gaza en 2010 provoquant la tension des relations entre la Turquie et Israël.

Dès 2007, Ankara et Doha se sont engagés sur la voie de la coopération dans le domaine des ventes d’armements. Ce rapprochement a été complété en juillet 2012 par un accord de coopération militaire[12]. Depuis 2014, celle-ci s’est étendue à l’entraînement des forces et à la possibilité de déploiements mutuels comme en a témoigné l’arrivée du premier contingent turc en octobre 2015 à Doha et la mise en place d’un commandement de forces interarmées entre le Qatar et la Turquie (Qatar-Turkey Combined Joint Force Command, QTCJFC)[13]. L’essentiel des travaux de casernement d’une base militaire turque permanente au Qatar serait depuis terminé. Cette base doit permettre à la Turquie de disposer à terme d’une présence militaire permanente d’environ 3 000 soldats dans le Golfe. En mars 2018, un accord a été signé concernant l’établissement d’une base navale turque au nord du Qatar[14]. Celle-ci comprendra un centre de formation au profit des missions de surveillance maritime.

Ces développements s’inscrivent, selon Can Kasapoǧlu, dans une volonté turque d’installer des bases opérationnelles avancées et témoignent d’un nouvel activisme militaire de la part de la Turquie. En effet, cette tendance est manifeste dans le Golfe, en mer Rouge et en Méditerranée, comme en témoigne l’établissement de bases au Soudan et peut-être en Libye. Cela n’est toutefois pas sans risque, car la Turquie pourrait être confrontée à des guerres hybrides ou par procuration se révélant très coûteuses.   Dans le domaine des ventes d’armements, la Turquie a annoncé des ventes de drones, de véhicules blindés turcs et de bâtiments de surface au Qatar[15]. Le Qatar a acheté 49,9% des parts de la firme turque de véhicules blindés BMC[16].

II.         Une alliance pour modeler l’avenir du bassin méditerranéen et du Moyen-Orient 

L’alliance turco-qatarienne est fondée sur la promotion du rôle politique de l’Islam, ce qui se traduit par un soutien à la confrérie des Frères musulmans. Par ce biais, la Turquie a saisi l’occasion d’étendre son influence dans son ancienne zone de domination ottomane. Ce positionnement lui permet de poursuivre son ambition de redevenir une puissance incontournable dans la région et au sein du monde musulman. Par ailleurs, pour l’analyste géostratégique Bahauddin Foizee, l’engagement du Qatar en faveur de la Confrérie constitue « une police d’assurance contre l’opposition politique d’inspiration religieuse dans le petit État où les Frères musulmans se sont dissous volontairement en 1999 »[17]. Les deux pays partagent, de ce fait, de nombreux objectifs communs en Tunisie, en Egypte, en Syrie, en Libye, ou au Soudan[18].

Egypte

En Égypte, la Turquie et le Qatar ont apporté conjointement leur soutien à la fois politique et financier (plusieurs milliards de dollars versés entre 2012 et 2013) à Mohamed Morsi, issu du courant frériste, qui avait été élu président lors des élections égyptiennes de juin 2012. En mars 2013, l’émir du Qatar, le cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani a appelé les Etats membres de la Ligue arabe à soutenir l’Egypte en raison des sacrifices consentis par ce pays en faveur de la cause arabe[19].  Après le coup de force mené par l’armée en juillet 2013, qui a porté le maréchal Abdel Fattah al-Sissi au pouvoir avec le soutien de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, les Frères musulmans se sont trouvés, selon Stéphane Lacroix, spécialiste du monde arabe, « dans la situation la plus compliquée de leur histoire ». « La maison mère, en Egypte, est en lambeaux », écrit-il. Le leadership se partagerait donc entre la Turquie et le Qatar. Dans ces deux pays, seuls endroits de la région où les Frères musulmans peuvent s’exposer et tenter de s’organiser politiquement, il estime qu’ « il s’est créé là-bas une sorte d’internationale frériste, avec des Egyptiens, des Turcs, des Syriens, des Libyens, etc.»[20].   

Tunisie

Le 1er juillet 2020, la Tunisie – où l’influence ottomane s’est exercée pendant plus de 300 ans à partir du 16ème siècle – a annoncé qu’elle allait élever sa coopération bilatérale mise en place en 2012 avec la Turquie, au rang de partenariat stratégique[21]. La Turquie a apporté son aide à la « révolution de jasmin » (décembre 2010 – janvier 2011). En décembre 2012, les deux pays ont mis en place un Conseil de coopération stratégique de haut niveau. De la même manière, les relations entre la Tunisie et le Qatar se sont resserrées lors de la révolution, la chaîne qatarienne Al-Jazeera ayant pris position contre le président Ben Ali. La coopération entre les deux pays a prospéré entre 2011 et 2013, dans le cadre de la coalition dirigée par le parti Ennahda, issu de la mouvance des Frères musulmans. A compter de 2012, les forces armées tunisiennes ont participé à des exercices militaires au Qatar tandis que Doha fournissait une aide en véhicules militaires[22]. Le Qatar fournit une aide économique à la Tunisie et a investi massivement dans le pays.

Syrie  

En 2011, en Syrie, où l’opposition au régime de Bachar el-Assad était dominée par les Frères musulmans persécutés depuis les années 1970, la Turquie et le Qatar ont conjointement contribué à la formation de la branche civile de l’opposition syrienne (le Conseil national syrien – CNS) et de sa branche militaire (l’Armée syrienne libre – ASL). A la suite du reformatage de l’opposition en coalition nationale syrienne et de l’ASL en Conseil militaire supérieur, les deux pays ont continué à se soutenir mutuellement[23]. Au sein de la nouvelle coalition nationale syrienne, l’influence des Frères musulmans diminua, mais cela n’empêcha pas l’existence en son sein d’un bloc loyal au Qatar qui reste la principale source de financement de la coalition. D’après le Financial Times, dès le début de l’année 2012, le Qatar a acheté des armes légères en Libye et en Europe de l’Est pour les acheminer vers la Turquie, où des membres des services de renseignement les auraient livrés en Syrie. Le Qatar aurait utilisé à cette occasion les services de renseignement turcs ainsi que des médiateurs libanais[24]. Par ailleurs, en octobre 2019, le Qatar a soutenu la Turquie dès le début de son opération « Source de paix » en Syrie, alors que l’Arabie saoudite, les EAU et le Koweït la condamnaient au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Cette intervention militaire turque visait à expulser les milices kurdes soutenues par les États-Unis de la frontière turco-syrienne et à faciliter le rapatriement des réfugiés vers la zone conquise. Le Qatar a également exprimé des réserves sur la position de la Ligue arabe condamnant  «l’invasion» de la Syrie par la Turquie[25].

Libye

Lors de la révolution libyenne de février 2011, le Qatar et les EAU ont apporté une aide conjointe à l’est de la Libye, notamment dans la région de Benghazi libérée du joug de Kadhafi, avant de prendre des orientations diamétralement opposées à partir d’août 2011. Le Qatar se défend d’avoir fourni un soutien logistique et financier aux Brigades de défense de Benghazi (BDB), ainsi qu’à des groupes armés considérés par les Nations unies comme terroristes[26]. Le Qatar et la Turquie ont soutenu publiquement, à compter de 2015, le gouvernement d’union nationale (Government of National Accord, GNA) de Fayez al-Sarraj basé à Tripoli et reconnu par les Nations unies, dominé par les Frères musulmans[27]. Les EAU ont été, de leur côté, le principal soutien politique, financier, logistique et médiatique de la campagne militaire menée par le général Haftar depuis le mois de mai 2014 avec l’aide de l’Égypte et de la Jordanie.

Hamas 

La Turquie et le Qatar refusent de qualifier le Hamas, issu des Frères musulmans, d’organisation terroriste. Lors du blocus de Gaza par Israël en 2007, à la suite de la victoire électorale du Hamas en 2006, les deux pays ont choisi d’aider  les Palestiniens et d’atténuer les effets du blocus[29]. Israël a accusé la Turquie et le Qatar d’aider le Hamas via des organisations caritatives et les a soupçonnés d’utiliser celui-ci pour recueillir du renseignement sur Israël. En 2010, Israël a attaqué un ferry turc apportant de l’aide à Gaza et entraîné la mort de 10 citoyens turcs. En décembre 2019, Israël a exhorté le gouvernement turc à fermer le siège du Hamas à Istanbul en invoquant le fait que des membres de cette milice palestinienne auraient préparé des attaques depuis Istanbul[30]. En ce qui concerne le Qatar, celui-ci, en plus de fournir une aide financière au Hamas (surtout sous la forme d’une aide au profit de la population, en particulier en ce qui concerne le paiement des salaires), a contribué à lui donner un rôle régional, en lui apportant son soutien dans les forums régionaux et internationaux notamment à la suite d’une visite de l’émir du Qatar à Gaza en 2012.

Soudan 

Le Qatar a signé avec le gouvernement soudanais, en mars 2018, un accord de 4 milliards de dollars pour la réhabilitation du port de Suakin sur la mer Rouge[31]. De son côté, la Turquie envisageait de construire une nouvelle base militaire sur l’île de Suakin, louée au gouvernement soudanais pour 99 ans[32] . Ce faisant, elle s’est heurtée à l’opposition manifestée par l’Égypte, les EAU et l’Arabie saoudite. Avec la chute du président soudanais Omar el-Béchir en avril 2019, après 30 ans au pouvoir, ce projet a été ajourné. Cette île de 20 kilomètres carrés s’est trouvée sous contrôle des Turcs à partir du 16ème siècle. Une base navale permettait alors de protéger la province ottomane de Hijaz. L’île était un lieu de transit pour les musulmans africains voyageant vers la Mecque.

Somalie

Dans ce pays, dont l’importance stratégique est cruciale dans la Corne de l’Afrique, la Turquie a implantée en 2017 une nouvelle base militaire à  Mogadiscio. Celle-ci se trouve être la plus grande base turque à l’étranger. Elle occupe 400 hectares à proximité du port et de l’aéroport de la capitale. Elle permet de former 1 500 personnels somaliens[33]. Le gouvernement turc a indiqué que le principal objectif de cette mission était le renforcement des capacités militaires des forces armées somaliennes face à la menace représentée par al-Shabab. De son côté, le Qatar entretient des relations étroites et controversées avec le président somalien Mohamed Farmaajo. Il a investi massivement dans le pays, en construisant notamment une nouvelle ambassade à Mogadiscio et en projetant la construction d’un nouveau port à Hobyo, soulevant l’opposition de l’Arabie saoudite et des EAU. En 2019, le Qatar a fourni 68 véhicules blindés à la Somalie. A noter qu’en août 2019, il a permis au maire de Mogadiscio, Abdirahman Omar Osman, d’être transporté par avion à Doha pour y subir en vain un traitement médical d’urgence après une attaque par al-Shabab[34].

 

En conclusion, force est de constater qu’au fil des dernières années, le dynamisme des relations entre la Turquie et le Qatar a contribué à changer de manière significative les équilibres géostratégiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, notamment en Syrie et en Libye, avec des conséquences importantes dans le Golfe, notamment en ce qui concerne le dossier iranien. Tout indique que cette alliance perdurera tant que le président Erdoǧan restera au pouvoir en Turquie. Cette évolution, couplée à la montée des tensions au Moyen-Orient et en Libye, implique, pour les puissances occidentales, mais également pour Israël, l’Egypte et la Russie, de réévaluer au plus vite les enjeux dans la région.

***

[1] Caǧan Koç: “Turkey Turns to Gulf Ally Again With $15 Billion Qatar Swap Line”, Bloomberg, 20 mai 2020. [https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-05-20/turkey-qatar-triple-foreign-currency-swap-deal-to-15-billion]
[2] Ana Pouvreau : « L’influence des Frères musulmans sur la politique régionale de la Turquie », Institut FMES, 16 juillet 2019. [http://fmes-france.org/linfluence-des-freres-musulmans-sur-la-politique-regionale-de-la-turquie-par-ana-pouvreau/]
[3] Necmettin Erbakan (1926-2011) fut Premier ministre de juin 1996 à juin 1997, avant d’être poussé à démissionner sous la pression de l’armée.
[4] Note de Pierre Razoux, 2 juillet 2020. De fait, la Constitution de l’Etat du Qatar de 2005 stipule désormais que la règle est héréditaire dans la lignée des descendants masculins de la famille Al Thani.
[5] Cité par Paul Cochrane in “Revealed: Secret details of Turkey’s new military pact with Qatar”, Middle East Eye, 29 janvier 2016. [https://www.middleeasteye.net/news/revealed-secret-details-turkeys-new-military-pact-qatar]
[6] « Qatar sent forces to protect Erdoǧan after coup attempt”, The Middle East Monitor, 2 février 2017. [https://www.middleeastmonitor.com/20170202-qatar-sent-forces-to-protect-Erdoǧan-after-coup-attempt/]. En 2018, l’émir du Qatar a fait cadeau d’un Boeing 747 au président turc. cf. « Qatar’s emir ‘gives $500m private jet to Turkey' », BBC, 17 septembre 2018.  [https://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-45550537]
[7] Le gouvernement yéménite d’Abdrabbo Mansour Hadi, le gouvernement libyen de Tobrouk, la Mauritanie, les Maldives, les Comores et l’île Maurice, firent de même.
[8] “Qatar blockade: Five things to know about the Gulf crisis”, Al Jazeera, 5 juin 2020. [https://www.aljazeera.com/news/2019/06/qatar-blockade-gulf-crisis-190604220901644.html]
[9] Selin Girit: “Why is Turkey standing up for Qatar?, BBC News, 14 juin 2017. [https://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-40262713]
[10] Voir également: Burak Bekdil: “Turkey and Qatar: Love in Bloom”, Beghin Sadat Centre for Strategic Studies, 1er juillet 2020. [https://besacenter.org/perspectives-papers/turkey-qatar-alliance/]
[11] Can Kasapoglu:  “Turkey’s Growing Military Expeditionary Posture”, Terrorism Monitor, Volume: 18 Issue: 10, 15 mai 2020 [https://jamestown.org/program/turkeys-growing-military-expeditionary-posture/]
[12] Ana Pouvreau: “Les forces armées turques face aux nouveaux défis stratégiques », Revue Défense Nationale, 2020/4 (N° 829), p.88. [13] Yunus Paksoy:  “Turkish Military in Qatar: Bonds of mutual trust”, Daily Sabah, 12 juin 2018. [https://www.dailysabah.com/feature/2018/06/13/turkish-military-in-qatar-bonds-of-mutual-trust]
[14] “Qatar signs Turkey naval military base agreement”, Middle East Monitor, 14 mars 2018. [https://www.middleeastmonitor.com/20180314-qatar-signs-turkey-naval-military-base-agreement/]
[15] Selon des accords signés le en mars 2018, la Turquie devait livrer au Qatar, entre autres, 6 drones Bayraktar, 85 véhicules blindés, 2 navires-écoles et 17 navires de guerre. “Turkish defense companies clinch key deals in Qatar”, Hurriyet Daily News, 14 mars 2018. [http://www.hurriyetdailynews.com/turkey-to-build-two-training-warships-for-qatar-navy-128714]
[16] Zülfikar Doǧan: “Qatar wins big as Erdoğan privatises $20 billion tank factory”, Ahval News, 18 janvier 2019.
[17] Bahauddin Foizee, “Shared regional agendas are stimulating the rapid rise of Turkey-Qatar cooperation”, Middle East Monitor, 1er avril 2017. [https://www.middleeastmonitor.com/20170401-shared-regional-agendas-are-stimulating-the-rapid-rise-of-turkey-qatar-cooperation/]
[18] Alexandre del Valle : « Après la mort de Mohamed Morsi, quel avenir pour les Frères musulmans? », Figarovox, 20 juin 2019. [http://premium.lefigaro.fr/vox/monde/apres-la-mort-de-mohamed-morsi-quel-avenir-pour-les-freres-musulmans-20190620]
[19] Birol Başkan : Turkey and Qatar in the Tangled Geopolitics of the Middle East, New York,  Palgrave Macmillan, 2016.
[20] Luc Mathieu, Entretien avec Stéphane Lacroix : « Les Frères musulmans sont dans la situation la plus compliquée de leur histoire », Libération, 18 juin 2019. [https://www.liberation.fr/planete/2019/06/18/les-freres-musulmans-sont-dans-la-situation-la-plus-compliquee-de-leur-histoire_1734582]
[21] « La Turquie et la Tunisie œuvrent à renforcer davantage la coopération bilatérale », TRT, 2 juillet 2020. [https://www.trt.net.tr/francais/afrique-asie/2020/07/02/la-turquie-et-la-tunisie-oeuvrent-a-renforcer-davantage-la-cooperation-bilaterale-1447446]
[22] Youssef Cherif: “Tunisia’s Fledgling Gulf Relations”, Carnegie Endownment for International Peace, 17 janvier 2017. [https://carnegieendowment.org/sada/67703]
[23] Fehim Tastekin: “Turkey, Qatar strengthen economic ties”, Al-Monitor, 9 mai 2014. [https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2014/05/turkey-qatar-economic-ties-strengthen.html]
[24] Roula Khalaf and Abigail Fielding-Smith: “How Qatar seized control of the Syrian revolution”, Financial Times, 17 mai 2013. [https://www.ft.com/content/f2d9bbc8-bdbc-11e2-890a-00144feab7de]
[25] Samuel Ramani: “How Turkey’s Syria incursion could have big impact in the Gulf”, Al-Monitor, 22 octobre 2019. [https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2019/10/turkey-incursion-syria-gulf-impact-uae-saudi-arabia-qatar.html#ixzz6Qfm41cSF]
[26] Guma El-Gamaty: “Qatar, the UAE and the Libya connection”, Al-Jazeera, 12 juin 2017. [https://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2017/06/qatar-uae-libya-connection-170612080219306.html]
[27] Ana Pouvreau: “Les ressorts de l’engagement de la Turquie en Libye », Institut FMES, 13 février 2020.  [http://fmes-france.org/les-ressorts-de-lengagement-de-la-turquie-en-libye/]
[28] « La Turquie veut s’installer sur deux bases militaires en Libye », Le Figaro, 15 juin 2020. [https://www.lefigaro.fr/flash-actu/la-turquie-veut-s-installer-sur-deux-bases-militaires-en-libye-20200615]
[29] Adnan Abu Amer: “Hamas Ties to Qatar Have Cost”, Al-Monitor, 22 avril 2013. [https://www.al-monitor.com/pulse/fr/originals/2013/04/hamas-qatar-relationship-independence.html]
[30] Bel Trew: “Israel urges Turkey to cut ties with Hamas over allegations it uses country as base to launch attacks”, The Daily Telegraph, 18 décembre 2019. [https://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/israel-hamas-turkey-palestinian-militants-attack-erdogan-a9252016.html]
[31] Behram Abdelmunim: Khartoum et Doha signent un accord de réhabilitation du port de « Suakin », Agence Anadolu, 26 mars 2018. [https://www.aa.com.tr/fr/politique/khartoum-et-doha-signent-un-accord-de-r%C3%A9habilitation-du-port-de-suakin-/1099668]
[32] Mohammed Amin : « Suakin: ‘Forgotten’ Sudanese island becomes focus for Red Sea rivalries », Middle East Eye,  19 mars 2018 [https://www.middleeasteye.net/news/suakin-forgotten-sudanese-island-becomes-focus-red-sea-rivalries].
[33] Selcan Hacaoǧlu : « Mapping the Turkish Military’s Expanding Footprint”, Bloomberg, 7 mars 2019 réactualisé le 2 janvier 2020. [https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-03-07/mapping-the-turkish-military-s-expanding-footprint-quicktake]
[34] Matthew Weaver: “Mayor of Mogadishu dies as result of al-Shabaab attack”, The Guardian, 1er août 2019. [https://www.theguardian.com/world/2019/aug/01/mayor-of-mogadishu-dies-as-result-of-al-shabaab-attack-somalia]

 

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