L’Europe globalisée, la fin des illusions

Editions L’Harmattan, Paris, 2002, 184 pages.

En 2002, j’ai eu l’honneur de diriger cet ouvrage collectif auquel participèrent de nombreux spécialistes et analystes géopolitiques qui souhaitaient apporter leur réflexion personnelle sur les espoirs et sur les écueils de la construction européenne. Le général Henri Paris, le général Claude Le Borgne, Alain Bournazel, Gérard-François Dumont, Paul Aries, ainsi que les géopolitologues Denise Artaud, Nicolas Simon, Alexis Troude, Thibaut Mourgues, Viviane du Castel et Eric Timmermans, apportent un regard original sur l’évolution de l’Europe des années 2000 en partant de la question suivante: « Dans le domaine civilisationnel, l’Europe semble peu à peu régresser vers une sorte de Mc World insidieux et informe. Ce néologisme permet d’illustrer la virulence de certaines forces marchandes visant à priver de leur souveraineté les États de la planète. Les Européens assistent, quasi-impuissants, à la résurgence de crispations identitaires susceptibles de provoquer le chaos. Dans ce contexte, existe-t-il des énergies salutaires qui permettraient au continent eurasiatique de relever la tête ? ». Force est de constater, quinze années plus tard, dans une Union européenne en crise, déchirée par des tensions politiques et sociales, et soumise à des tentations totalitaires, que ces interrogations étaient en fin de compte bien légitimes

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